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Tests psychotechniques du permis de conduire ResaTest

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Homme qui reflechit

Taux de réussite

Le taux de réussite national oscille entre 93 % et 95 % en France métropolitaine. La très grande majorité des candidats obtient donc un avis favorable. Ce chiffre élevé s'explique par la nature même de l'examen : il ne s'agit pas de répondre à des questions pièges ou de démontrer des connaissances théoriques. Le psychologue évalue des aptitudes cognitives et psychomotrices du quotidien.

Ces données prennent tout leur sens face au contexte. En 2024, l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a recensé 47 916 permis invalidés pour solde de points nul. À cela s'ajoutent les suspensions de plus de six mois et les annulations judiciaires. Des milliers de conducteurs passent chaque année ce sésame obligatoire.

Les raisons d'un taux si élevé

Le test psychotechnique n'a pas vocation à recaler massivement. Son objectif reste de détecter des inaptitudes réelles à la conduite. Les exercices mesurent la coordination, les réflexes et l'attention. Un conducteur en condition normale réussit sans difficulté particulière.

L'entretien préalable avec le psychologue permet aussi de contextualiser les performances. Un résultat moyen aux tests pratiques peut être compensé par un échange constructif. Le professionnel cherche à comprendre la situation globale du candidat, pas à le piéger.

Les 5 à 7 % d'échecs

Deux facteurs principaux expliquent les avis défavorables. Le stress intense représente la première cause. Un candidat trop angoissé peut voir ses performances faussées. Dans ce cas, la contre-visite permet souvent de valider l'aptitude lors d'un second passage plus serein.

La seconde cause concerne des troubles cliniques avérés. Une dépendance à l'alcool ou aux stupéfiants non traitée, une pathologie neurologique ou des troubles cognitifs peuvent compromettre l'examen. Ces situations relèvent alors d'un véritable enjeu de sécurité routière.

Comparaison avec d’autres examens

Pour bien mesurer la difficulté du test psychotechnique, il faut le mettre en perspective avec les autres épreuves du parcours de récupération du permis.

Face aux examens du permis de conduire

Le test psychotechnique affiche un taux de réussite de 93 à 95 %. Ce chiffre contraste fortement avec les autres épreuves liées au permis. En 2024, selon les données de la Sécurité routière, le code de la route plafonnait à 50,7 % de réussite seulement. L'épreuve pratique du permis B atteignait 58,2 %. Même la conduite accompagnée, réputée plus favorable, culminait à 75 %.

La différence saute aux yeux. Un candidat au test psychotechnique a presque deux fois plus de chances de réussir qu'un candidat au code de la route.

Face aux tests psychotechniques de recrutement

La comparaison devient encore plus parlante avec les tests psychotechniques utilisés dans le monde professionnel. À la SNCF, le taux de réussite oscille entre 40 et 50 % pour les postes classiques. Pour les conducteurs de train, il tombe parfois sous les 30 %. Les tests de sélection pour les gendarmes adjoints volontaires (GAV) affichent des résultats similaires : entre 20 et 50 % selon les sessions et les régions.

Ces écarts s'expliquent par une différence fondamentale d'objectif. Les tests de recrutement visent à départager des candidats en compétition pour un nombre limité de places. Le score obtenu compte, pas seulement l'aptitude de base. Le test psychotechnique du permis, lui, cherche à valider une capacité minimale à conduire en sécurité. Il ne classe pas les candidats entre eux.

Les cas d'échecs fréquents

Le stress excessif

C'est le facteur numéro un. La peur de l'échec et l'enjeu de récupérer son permis peuvent paralyser certains candidats. Leurs performances ne reflètent alors pas leurs capacités réelles. La bonne nouvelle : un second passage se déroule souvent bien mieux. Le candidat sait à quoi s'attendre et arrive plus détendu.

Les addictions non traitées

L'alcool et les stupéfiants altèrent durablement les aptitudes psychomotrices. Un candidat en situation de dépendance active présente des temps de réaction dégradés et une coordination défaillante. Le psychologue détecte ces signaux lors des exercices. Sans prise en charge préalable, la contre-visite n'améliore pas les résultats.

Les traitements médicamenteux lourds

Certains médicaments impactent la concentration et les réflexes. Les antidépresseurs, neuroleptiques ou anxiolytiques peuvent fausser les performances. Le psychologue prend en compte ces éléments lors de l'entretien préalable, mais un traitement mal stabilisé complique la validation.

Les pathologies cognitives

Les maladies neurodégénératives, les séquelles d'un AVC ou certaines déficiences cognitives rendent parfois l'aptitude à la conduite incompatible avec la sécurité routière. Dans ces situations, l'échec au test psychotechnique révèle un problème de santé réel. Des examens complémentaires auprès d'un neurologue ou d'un psychiatre peuvent être demandés.

À noter : après un premier échec, une seule contre-visite est autorisée. Les préfectures imposent un délai de deux mois minimum entre les deux passages. Ce temps permet au candidat de travailler sur les causes identifiées, notamment en consultant un médecin si nécessaire.

Contenu des tests et conseils pour réussir

L'examen dure au minimum 40 minutes et se déroule en deux temps : un entretien avec le psychologue, puis une série d'exercices sur ordinateur.

L'entretien préalable

Le psychologue aborde la situation personnelle et professionnelle du candidat, ses antécédents médicaux et les circonstances du retrait de permis. Cet échange permet d'évaluer la lucidité face à l'infraction commise et la motivation à reprendre le volant de manière responsable.

Les exercices pratiques

Quatre types d'épreuves composent la batterie de tests :

Test

Ce qu'il mesure

Stabilité des mains (tourneur de Lahy)

Précision et fermeté des gestes, contrôle fin des mouvements

Réflexes (chronoscope)

Temps de réaction face à des stimuli visuels ou sonores

Coordination motrice

Synchronisation mains/pieds, dissociation bi-manuelle

Attention et concentration

Capacité à repérer des informations dans un environnement visuel

Le candidat manipule des manettes et des pédales face à un écran. Aucune connaissance technique n'est requise. Les consignes sont simples et un essai de familiarisation précède chaque exercice.

Les facteurs de réussite

Le repos joue un rôle déterminant. Une nuit de sommeil suffisante améliore la concentration et la vitesse de réaction. À l'inverse, la fatigue et les excitants comme le café peuvent altérer les performances, notamment la stabilité des mains.

 

Arriver en avance limite le stress de dernière minute. Se familiariser avec le format des exercices via les modules d'entraînement en ligne proposés par certains centres permet de réduire l'appréhension. Le résultat est communiqué immédiatement à l'issue de l'examen.

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