Blog Resatest | Que faire quand on a un permis annulé ?

Répertoire de centres agréés par les préfectures

Tests psychotechniques du permis de conduire ResaTest

Trouvez votre session du test psychotechnique du permis de conduire près de chez vous et inscrivez-vous gratuitement sur ResaTest.fr. En payant par votre carte bancaire vous bénéficiez d'un entraÎnement gratuitement!

Permis annulé que faire ? Miniature de l'article

Que faire quand on a un permis annulé ?

La différence entre une annulation judiciaire et une annulation pour solde nul

Sur le papier, les deux sanctions retirent le droit de conduire. Dans la pratique, il y a une nuance à connaître.

L'annulation pour solde nul (ou invalidation administrative) tombe automatiquement quand le compteur de points atteint zéro. La lettre 48SI arrive. Le permis file à la préfecture sous 10 jours francs. L'interdiction court ensuite sur 6 mois, voire 1 an en cas de nouvelle invalidation dans les 5 ans. Bonne nouvelle : les démarches pour récupérer le permis peuvent démarrer tout de suite. Visite médicale, tests psychotechniques, inscription au code... rien n'empêche d'avancer en parallèle de la période d'interdiction.

L'annulation judiciaire, elle, sort du marteau du juge. Alcool, stupéfiants, gros excès, refus d'obtempérer, récidive : le tribunal fixe une période d'interdiction de solliciter un nouveau permis. Le scénario change. Les tests psychotechniques, la visite médicale, l'inscription ANTS et le passage des épreuves doivent attendre la fin de cette période. Avant cette date, on peut préparer son dossier et se renseigner, mais pas valider officiellement le retour au permis.

Première étape : arrêter de conduire...

Ça paraît évident, mais c'est le point qui coince le plus de monde. Dès que la notification tombe, plus question de toucher au volant. Même pour aller chercher le pain.

Le moment où le volant devient interdit

Tout dépend de la situation. Pour une invalidation pour solde nul, c'est la réception de la lettre 48SI qui déclenche l'interdiction. Pour une annulation judiciaire, le couperet tombe le jour du jugement si le conducteur est à l'audience. Sinon, la notification par commissaire de justice ou par les forces de l'ordre fait foi.

Pour une invalidation, le permis doit rejoindre la préfecture dans les 10 jours francs suivant la réception de la 48SI. Pour une annulation judiciaire, la remise se fait le jour du jugement ou ensuite auprès des forces de l'ordre, selon la procédure indiquée dans la décision.

Conduire malgré l'interdiction : un délit, pas une étourderie

L'article L224-16 du Code de la route ne fait pas dans la dentelle. Tenir le volant d'un véhicule nécessitant le permis annulé expose à 2 ans de prison et 4 500 € d'amende. S'ajoutent notamment la confiscation du véhicule, son immobilisation, la mise en fourrière et un stage de sensibilisation aux frais du conducteur. Le juge peut même prononcer une interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, y compris ceux qui ne demandent pas de permis, pendant 5 ans au plus.

Prévenir l'assurance

Dernier réflexe à avoir tout de suite : informer son assureur dans les 15 jours, conformément à l'article L113-2 du Code des assurances. Le recommandé avec accusé de réception reste la voie sûre côté preuve. Certains assureurs acceptent désormais une déclaration via leur espace client ou par mail, mais autant éviter les approximations sur ce point. Omettre cette étape peut entraîner la résiliation du contrat. Et un sacré casse-tête pour réassurer un futur véhicule, vu que le profil "permis annulé" fait grimper les tarifs en flèche.

Remettre son permis

Une fois la notification reçue, l'horloge tourne. La procédure de remise n'est pas la même selon le type de retrait.

Pour une invalidation : cap sur la préfecture

Le permis doit rejoindre la préfecture du lieu de résidence dans les 10 jours francs. La réception de la lettre 48SI fait office de point de départ. Chaque préfecture a son adresse dédiée, souvent rattachée à un pôle des droits à conduire ou un bureau des suspensions. Le dépôt se fait par courrier ou sur place, selon les consignes locales. À joindre en général : une copie de la lettre 48SI et une pièce d'identité.

En retour, la préfecture remet ou envoie un récépissé officiel, souvent appelé référence 44. Ce document atteste la restitution. Il marque aussi le point de départ du délai de 6 mois, ou d'1 an en cas de nouvelle invalidation dans les 5 ans. Il peut être demandé pour les démarches de retour au permis. À conserver précieusement.

Pour une annulation judiciaire : tribunal ou forces de l'ordre

La logistique change. La remise se fait au moment de la notification de la sanction.

Deux cas se présentent. Conducteur présent à l'audience avec exécution immédiate : le permis va au service d'exécution des peines du tribunal, contre l'imprimé référence 7. Conducteur absent ou exécution différée : les forces de l'ordre (police ou gendarmerie) notifient et récupèrent le titre, là encore contre la référence 7.

La référence 7 peut servir dans le dossier de retour au permis, avec la décision d'annulation ou le jugement. Sa perte oblige à en redemander une copie auprès du tribunal judiciaire qui a prononcé la sanction. Mieux vaut donc la ranger au sec, pas dans la boîte à gants entre deux factures.

Si le permis n'est plus là

Permis perdu, volé ou déjà entre les mains de l'administration suite à une suspension antérieure : il faut fournir un justificatif à la place du titre physique. En cas de vol, la déclaration se fait en commissariat ou en gendarmerie. En cas de perte en France, la déclaration se fait en ligne sur l'ANTS dans le cadre des démarches habituelles de permis. Pour un dossier d'invalidation ou d'annulation, le plus sûr reste de joindre l'attestation disponible et de vérifier la pièce exacte attendue par la préfecture ou le tribunal.

Vérifier la durée d'annulation du permis

La durée d'interdiction se lit noir sur blanc sur les documents officiels reçus.

Côté invalidation pour solde nul, c'est 6 mois en règle générale. Compter 1 an en cas de seconde invalidation dans les 5 ans précédents. Le décompte démarre à la date de remise du permis à la préfecture, mentionnée sur le récépissé de restitution.

Côté annulation judiciaire, la durée est fixée par le juge. Elle figure sur la référence 7, sur le jugement ou sur le relevé de condamnation pénale. Pour les démarches de retour au permis, la distinction essentielle est simple : interdiction de moins d'1 an, ou interdiction d'1 an et plus. Dans certains cas graves, notamment certains homicides ou blessures involontaires aggravés commis avec un véhicule, l'interdiction peut aller jusqu'à 10 ans, voire devenir définitive en cas de récidive selon la décision du tribunal.

En cas de doute sur la date de fin, deux interlocuteurs fiables. La préfecture pour une invalidation. Le greffe du tribunal pour une annulation judiciaire.

Faire les tests psychotechniques du permis

Le test psychotechnique est une étape obligatoire pour récupérer son permis après une annulation, une invalidation pour solde nul ou une suspension d'au moins 6 mois. Sans résultat psychotechnique, le médecin agréé ou la commission médicale ne peut pas rendre l'avis médical nécessaire au retour au permis.

Quand passer le test

Le timing diffère selon la situation.

En cas d'invalidation pour solde nul, les démarches peuvent démarrer dès le début de la période d'interdiction. Compte tenu de la validité du test (6 mois), il se cale souvent vers le 3e mois de l'invalidation. Sa durée couvre alors la visite médicale et la délivrance du nouveau permis.

En cas d'annulation judiciaire, la règle change. La date du test psychotechnique doit être postérieure à la fin de la période d'interdiction de solliciter un nouveau permis. Idem pour la visite médicale et l'inscription à l'examen. Le compte-rendu produit avant cette date n'est pas valable pour le retour au permis.

Comment ça se déroule

L'examen se passe chez un psychologue déclaré auprès du préfet et inscrit au répertoire ADELI. Il dure 40 minutes minimum (arrêté du 26 août 2016), souvent jusqu'à 1h30.

Deux temps. D'abord un entretien individuel sur les antécédents, les causes du retrait et le rapport à la conduite. Puis des tests psychotechniques pour évaluer notamment les réactions psychomotrices, la coordination, l'attention et les fonctions exécutives.

Aucune préparation théorique n'est nécessaire. L'examen ne consiste pas à réciter le code de la route, mais à évaluer des aptitudes liées à la conduite.

Combien ça coûte et où le passer

Le tarif est libre. Compter environ 100 € en moyenne, avec des prix souvent situés entre 75 et 140 € selon le centre et le département. Le coût reste à la charge du conducteur, sans remboursement par la Sécurité sociale.

Côté logistique, la réservation peut être faite en ligne sur resatest.fr, avec un réseau de centres répartis partout en France. À emporter le jour J : pièce d'identité, lettre 48SI ou référence 7, et le moyen de paiement.

Combien de temps les résultats sont valables

L'avis émis par le psychologue est valable 6 mois et a une portée nationale. Au-delà, retour à la case départ : un nouveau test à passer.

Faire la visite médicale

La visite médicale conditionne la restitution du permis. Sans avis favorable, pas de retour au volant. Elle intervient après les tests psychotechniques, dont le compte-rendu sera réclamé par le praticien.

Médecin agréé ou commission médicale primaire

L'interlocuteur dépend du motif du retrait.

Pour les retraits sans lien avec l'alcool ou les stupéfiants, la visite se passe chez un médecin agréé par la préfecture, en cabinet de ville. Cas typiques : excès de vitesse, refus d'obtempérer, téléphone au volant, ou solde de points nul sans infraction alcool/stups. Le médecin choisi ne doit pas être le médecin traitant. La liste officielle est publiée sur le site internet de chaque préfecture.

Pour les retraits liés à l'alcool ou aux stupéfiants, direction la commission médicale primaire de la préfecture. Elle est souvent regroupée à un point unique par département. Plusieurs médecins examinent le dossier ensemble.

Documents et examens à prévoir

Le dossier classique comprend :

En cas de retrait pour alcool ou stupéfiants, des analyses de laboratoire peuvent compléter le dossier si elles sont demandées dans la notification ou la convocation. Les marqueurs et les délais varient selon la situation et les consignes locales. Pour l'alcool, les analyses demandées peuvent notamment porter sur VGM, gamma GT ou CDT. Pour les stupéfiants, il peut s'agir d'un dépistage urinaire ou d'autres examens prescrits. Sans les résultats demandés, la commission peut refuser ou reporter l'examen du dossier.

Coût et déroulé

Le tarif est encadré. Le prix est fixé à 36 € chez un médecin agréé et à 50 € en commission médicale primaire. Aucun remboursement par la Sécurité sociale.

La consultation dure souvent entre 15 et 30 minutes chez un médecin agréé, parfois davantage en commission. Le praticien vérifie notamment l'aptitude physique, cognitive et sensorielle à conduire. Des examens complémentaires peuvent être prescrits (cardiologie, ophtalmologie...).

L'avis médical

À l'issue de la visite, l'avis est inscrit sur le Cerfa et remis en main propre.

Avis favorable : l'avis médical est joint à la demande de permis sur le site de France Titres - ANTS. Sa validité est de 2 ans, sauf durée plus courte fixée pour raison médicale.

Avis défavorable : impossible de récupérer le permis. Un recours contentieux devant le juge administratif est possible. Il est aussi possible de saisir la commission médicale d'appel. Une nouvelle visite peut avoir lieu dans les conditions indiquées par la décision.

Faut-il repasser le code de la route et le permis de conduire ?

Tout dépend de trois critères : l'ancienneté du permis, la durée d'interdiction et la rapidité d'inscription. La règle est posée par l'article R224-20 du Code de la route.

Les trois conditions pour ne repasser que le code

L'épreuve pratique est supprimée si trois conditions cumulatives sont réunies. D'abord, le permis doit avoir été obtenu depuis 3 ans ou plus à la date de l'invalidation ou de l'annulation. Ensuite, la durée d'interdiction de solliciter un nouveau permis doit être inférieure à 1 an. Enfin, l'inscription au nouveau permis doit se faire dans les 9 mois qui suivent la date à laquelle le conducteur est autorisé à le demander.

La date d'ancienneté retenue est celle d'obtention de la première catégorie. Quand ces trois critères passent, seule l'épreuve théorique (le code) reste à présenter. Un seul faux pas et la dispense saute.

Quand le permis complet est à repasser

Code et conduite sont obligatoires dans plusieurs situations. Permis de moins de 3 ans à la date du retrait. Période d'interdiction d'1 an ou plus. Nouvelle invalidation pour solde nul dans les 5 ans précédents. Inscription effectuée après le délai de 9 mois.

Pour les conducteurs détenant plusieurs catégories (B, A, C, D...), il faut repasser l'épreuve pratique de chaque catégorie concernée si la dispense de pratique ne s'applique pas.

Le nouveau permis : retour à la case probatoire

Dans tous les cas, le nouveau permis est probatoire avec 6 points au départ. Le capital monte en règle générale à 12 points au bout de 3 ans sans infraction entraînant un retrait de points (article R223-1).

Une nuance pour ceux dispensés de l'épreuve pratique. L'article R413-6 du Code de la route les exempte des limitations de vitesse jeune conducteur. Le disque A n'est donc pas requis dans ce cas.

Pour les autres, retour aux limitations jeune conducteur : 110 km/h sur autoroute, 100 km/h sur voie rapide, 80 km/h sur route. Disque A obligatoire à l'arrière du véhicule.

Le calendrier selon le type de retrait

Une invalidation pour solde nul autorise une inscription anticipée. Les démarches, les tests, la visite médicale et les épreuves peuvent être réalisés avant la fin du délai de 6 mois ou d'1 an, à condition que le dossier soit accepté. Le nouveau titre, en revanche, ne sera délivré qu'à l'issue de la période d'interdiction.

Une annulation judiciaire, elle, bloque le retour au permis jusqu'à la fin de l'interdiction fixée par le juge. Les tests psychotechniques, la visite médicale, l'inscription à l'examen et le passage du code ou de la conduite doivent attendre cette date. Avant la fin de la sanction, on peut seulement préparer les pièces et anticiper l'organisation pratique.

Retour sur le blog Lire l'article suivant